Alopécie androgénétique : comprendre la chute de cheveux la plus fréquente

Alopécie androgénétique : comprendre la chute de cheveux la plus fréquente

C'est la première cause de chute chronique dans le monde, chez l'homme comme chez la femme — et pourtant, son mécanisme reste souvent mal compris. Voici ce qui se joue réellement au niveau du follicule pileux.

Un mécanisme de sensibilité génétique

L'alopécie androgénétique résulte d'une sensibilité génétique de certains follicules pileux aux hormones androgènes, notamment la DHT (dihydrotestostérone). Chez les personnes prédisposées, cette sensibilité provoque un phénomène appelé miniaturisation folliculaire : à chaque cycle capillaire, le follicule produit un cheveu légèrement plus fin et la phase de croissance (anagène) se raccourcit progressivement.

Ce processus est progressif — d'où l'importance de repérer les premiers signes avant qu'il ne s'installe durablement.

Des schémas différents selon le sexe

Chez l'homme, l'alopécie androgénétique suit généralement un schéma reconnaissable : recul des golfes temporaux, puis dégarnissement du vertex (sommet du crâne).

Chez la femme, elle se manifeste le plus souvent par un éclaircissement diffus, en particulier au niveau de la raie centrale, sans recul frontal marqué — ce qui la rend parfois plus difficile à identifier au premier regard.

Pourquoi agir sur le cuir chevelu a du sens

Si la composante génétique et hormonale ne peut pas être modifiée par un soin cosmétique, l'environnement dans lequel évolue le follicule — vascularisation, inflammation locale, qualité du microbiote — reste un levier d'action pertinent. Un cuir chevelu apaisé et bien vascularisé offre de meilleures conditions à un follicule déjà fragilisé pour prolonger sa phase de croissance active.

C'est cette logique qui sous-tend l'usage d'actifs stimulant la papille dermique, en complément — et non en remplacement — d'un avis médical si la chute est marquée ou évolutive.

par Chantal SLAMA - SHAMAZEHAIR – 16 août 2026