Perdre des cheveux tous les jours est normal. La question n'est donc pas « est-ce que je perds des cheveux ? », mais « est-ce que j'en perds trop, et pourquoi ».
Une chute normale, en réalité
Un cuir chevelu compte en moyenne entre 100 000 et 150 000 cheveux, répartis en permanence entre trois phases : croissance (anagène), transition (catagène) et repos (télogène). À la fin de la phase télogène, le cheveu tombe naturellement pour laisser place à un nouveau cycle. Perdre 50 à 100 cheveux par jour entre dans cette mécanique normale.
Les causes les plus fréquentes d'une chute excessive
- La chute saisonnière — un phénomène cyclique, généralement au printemps et à l'automne, qui dure quelques semaines et se résorbe seule.
- Le stress et les chocs physiologiques — une intervention, une forte fièvre, un accouchement ou une période de stress intense peuvent déclencher une chute diffuse 2 à 3 mois plus tard (effluvium télogène).
- Les carences — fer, zinc, vitamines B, protéines : un déficit peut ralentir le cycle capillaire.
- Les déséquilibres hormonaux — thyroïde, cycle menstruel, périménopause.
- La prédisposition génétique — à l'origine de l'alopécie androgénétique, la cause la plus fréquente de chute chronique chez l'homme comme chez la femme.
- Les agressions du cuir chevelu — irritations, inflammation, déséquilibre du microbiote, qui fragilisent l'environnement dans lequel le follicule doit se régénérer.
Les signaux qui doivent alerter
Certains signes distinguent une chute passagère d'une chute qu'il vaut mieux surveiller de plus près :
- une chute qui dure plus de 3 mois sans ralentir
- un dégarnissement visible et localisé (golfes temporaux, raie qui s'élargit)
- une réduction perceptible du diamètre des cheveux, qui deviennent plus fins
- des démangeaisons, rougeurs ou pellicules associées à la chute
Dans ces cas, une consultation avec un professionnel de santé reste la meilleure option pour identifier la cause précise et adapter la prise en charge.
Agir sur le terrain, dès les premiers signes
Qu'elle soit passagère ou plus installée, la chute de cheveux se joue toujours au niveau du cuir chevelu. Apaiser les irritations, rééquilibrer le microbiote et stimuler la papille dermique sont des leviers d'action pertinents dès les premiers signes — avant que la situation ne s'installe.